Comme tous les ans, le Conseil du statut de la femme joint sa voix aux initiatives des organisations québécoises et internationales afin de dénoncer l’omniprésence de la violence faite aux femmes et les formes multiples sous lesquelles elle se manifeste. Du 25 novembre au 6 décembre prochains, à l’occasion de la Campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, des centaines d’activités auront lieu partout au Québec afin de sensibiliser la population au phénomène de la violence et faire connaître les services de proximité. La campagne de cette année se déroule sous le thème « La violence envers les femmes continue d'exister parce que... ».
Pendant ces 12 jours d’action, qui débutent ce dimanche 25 novembre avec la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, toutes et tous sont invités à porter le ruban blanc par solidarité envers les femmes victimes de violence.
Au Québec, la campagne contre la violence faite aux femmes se déroule entre le 25 novembre (Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes) et le 6 décembre 2012 (Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes).
À l’occasion de la Campagne des 12 jours d’action pour l’élimination de la violence envers les femmes, de nombreuses activités de sensibilisation sont mises sur pied par plusieurs organisations non gouvernementales un peu partout au Québec, sous le thème La violence envers les femmes continue d’exister parce que… La Fédération des femmes du Québec (FFQ), qui coordonne le Comité des 12 jours d’action, prépare un calendrier avec les différentes actions et activités organisées par les groupes de femmes, les groupes communautaires et les groupes de défense des droits à travers le Québec.
Mentionnons par ailleurs que le 20 novembre dernier, le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) lançait son Plan d’action stratégique 2013-2017 en matière de violence conjugale et intrafamiliale. «L’objectif ultime de ce plan est de nous donner les moyens de réduire cette violence et ses récidives, ainsi que d’apporter l’aide nécessaire aux familles, cela en travaillant de concert avec nos partenaires», explique Marc Parent, directeur du SPVM. Pour en savoir plus
Le 6 décembre est la Journée nationale de commémoration et d’action contre la violence faite aux femmes. Soulignée officiellement pour la première fois en 1991 par le Parlement du Canada, cette journée commémore l’anniversaire du meurtre de 14 jeunes femmes à l’École Polytechnique de Montréal le 6 décembre 1989. Le 25 novembre, Condition féminine Canada amorce par ailleurs les 16 jours d'activisme contre la violence faite aux femmes, une campagne internationale qui se termine le 10 décembre, par la Journée internationale des droits de la personne.
Le 17 décembre 1999, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé par une résolution le 25 novembre Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes. Cette date commémore l’assassinat des sœurs Mirabal, trois militantes dominicaines brutalement assassinées en 1960 sur les ordres du chef de l’État, Rafael Trujillo. Les organisations internationales, la société civile et les gouvernements du monde entier sont invités à se mobiliser afin souligner cette journée par diverses activités de sensibilisation.
Dans son message à l’occasion cette Journée internationale, la directrice exécutive d’ONU Femmes, Mme Michelle Bachelet, lance Engageons-nous, une initiative qui demande aux gouvernements de prendre des engagements nationaux visant à mettre fin à la violence à l’égard des femmes. « Nous devons tous faire davantage pour protéger les femmes et empêcher cette violation persistante des droits humains. Les gouvernements et les dirigeants doivent montrer l’exemple. Il est grand temps que les gouvernements traduisent les promesses internationales en actions nationales concrètes Nous espérons voir de nouvelles lois plus efficaces, ainsi que des plans d’action nationaux », explique Mme Bachelet, qui souhaite voir ces engagements nationaux présentés au niveau mondial.
Dans son message du 25 novembre, le Secrétaire général de l’ONU, M. Ban Ki-moon, souligne pour sa part que « dans le monde entier, des millions de femmes et de filles sont agressées, battues, violées, mutilées ou même assassinées, victimes en cela de violations choquantes de leurs droits fondamentaux. Bien trop souvent, les auteurs ne sont pas inquiétés. Les femmes et les filles n’osent pas les dénoncer, en raison de l’impunité qui prévaut. Il nous faut lutter contre la peur et la honte chez ces victimes qui, après avoir connu le calvaire, doivent encore endurer les effets de la stigmatisation qui les frappe. Ce sont les bourreaux qui devraient avoir honte, pas leurs victimes ».
La campagne des Nations Unies Tous unis pour mettre fin à la violence à l’égard des femmes, lancée en 2008 par le Secrétaire général, vise à remettre en cause les fondements mêmes de la culture de discrimination qui permet à la violence de se perpétuer. « À l’occasion de cette Journée internationale, je demande à tous les gouvernements de tenir l’engagement qu’ils ont pris de faire cesser toutes les formes de violence contre les femmes et les filles dans toutes les régions du monde, et j’exhorte tout un chacun à soutenir la réalisation de cet objectif important », affirme le Secrétaire général.
Depuis le 25 juillet 2012, à l’occasion de la campagne « Tous unis », tous les 25 du mois sont proclamés Journée Orange. Il en sera ainsi chaque 25 du mois, jusqu’à la 57e session de la Commission de la condition de la femme, qui se tiendra en mars 2013. L’objectif de la Journée Orange est de sensibiliser en permanence le public à la question de la violence contre les femmes et les filles, et non plus seulement une fois par an, le 25 novembre, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.