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Allocutions | jeudi 1 mars 2012

Allocution – Le féminisme en 2012 : dépassé ou tendance?

Notes pour une allocution de Mme Julie Miville-Dechêne, présidente du Conseil du statut de la femme

Dîner-causerie dans le cadre de la journée internationale des femmes
Le féminisme en 2012, dépassé ou tendance?


Le jeudi 1er mars 2012, barreau du Québec

Salutations d’usage :
Me Louis Masson, bâtonnier du Québec
Me Claudia P. Prémont, présidente du Comité sur les femmes dans la profession
Me Fanie Pelletier, conseillère à l’équité au Barreau du Québec
Mme Marianne Prairie
Tous les invités

Le féminisme en 2012 est-il encore nécessaire? Plusieurs se posent cette question fondamentale.

Qu’est-ce que le féminisme? Selon le Petit Robert : « Le féminisme est une attitude de ceux qui souhaitent que les droits des femmes soient les mêmes que ceux des hommes. »

Qui peut vraiment être contre ce qui apparaît comme la justice élémentaire?

Quelques vieux dinosaures peut-être, mais pas vous, j’en suis certaine.

À ce propos, voici une anecdote tirée d’un guide sur le féminisme écrit pour les hommes :

  • En 1873, un professeur de Harvard remarque que les femmes éduquées ont moins d’enfants. Son hypothèse : quand on permet au cerveau des femmes de grossir, leur utérus se rétrécit. Conclusion : étant donné le risque de dénatalité, il est mieux de garder les filles loin des classes.
  • Aujourd’hui : plus de la moitié des universitaires sont des femmes.
  • Que s’est-il passé entre les deux : le féminisme.

À la question : est-ce que le féminisme est une nécessité? Je réponds OUI et je vous invite à faire une différence entre le discours et la réalité.

Je ne suis pas aveugle, ou à ce point déconnectée de la société pour ne pas voir les perceptions négatives associées au féminisme.

Doit-on encore utiliser le terme patriarcat pour définir une société comme le Québec, où les avancées des femmes sont supérieures à celles de bien d’autres cultures? Les hommes dominent encore le monde des affaires et la politique, mais peut-on encore dire en 2011 que le couple, que le modèle conjugal, la structure familiale sont les fondements du patriarcat? Je crois que non

L’idéologie, le vocabulaire féministe militant irritent, créent des barrières, empêchent les messages de passer

Beaucoup ne se reconnaissent pas dans ce qu’ils perçoivent comme un discours de victimisation des femmes. Il y a bel et bien des victimes – on n’a qu’à penser à la violence qui touche de façon disproportionnée les femmes –, mais il y a aussi celles qui réussissent, vous en êtes la preuve, mais qui se heurtent à d’autres types de barrières, moins visibles.

Il faut absolument raffiner notre message, l’adapter à la réalité, une réalité changeante qui n’est plus celle des années 60.

Donc, oui, je constate avec une certaine angoisse la déconnexion entre le mouvement des femmes et la population, notamment les jeunes, qui sont complètement ailleurs. Ils se disent humanistes et non féministes, se préoccupent de racisme autant que d’inégalités hommes-femmes.

Cette déconnexion est amplifiée par l’image que nous renvoient les médias des revendications traditionnelles des femmes. Ceux qu’on a baptisés les masculinistes font une critique radicale, et souvent, de mauvaise foi, des discours des femmes (ex. : le décrochage scolaire des garçons serait dû au féminisme) et ils occupent un espace médiatique important, on a qu’à penser aux Fathers 4 Justice…

Donc, cela projette une image de guerre entre les sexes, d’opposition, et les femmes sont dépeintes comme voulant mener une lutte à finir avec les hommes. Ce ressac brouille ce que le féminisme a apporté à la société et véhicule des clichés difficiles à combattre.

Autre perception : les féministes n’ont pas le sens de l’humour ni la capacité de s’autocritiquer ou de percevoir leurs contradictions. Faux, archi-faux dans mon cas. Par exemple, je reconnais que je suis prompte à critiquer les hommes dans mon entourage qui ne font pas leur part de tâches ménagères, mais attention, il n’aurait pas fallu qu’on me demande de partager MON congé de maternité, donc difficulté d’envisager la perte de contrôle.

Bref, il n’y a pas qu’une seule façon d’être féministe. À mon avis, nous nous devons d’être plus rassembleuses : oui, le mouvement des femmes a forcé bien des hommes à se remettre en question, oui nous cherchons un nouvel équilibre entre les sexes. Mais cette déconstruction des rôles a aussi permis, croyons-nous, à bien des hommes de s’intéresser davantage à leurs enfants, à devenir des pères à part entière. Nous avons des partenaires, parmi les hommes.

Une féministe française, Laure Adler, a consacré un livre aux hommes qu’elle juge porteurs d’égalité.

Le docteur René Frydman, impliqué dans la lutte à l’avortement, rend ainsi hommage aux femmes :

Je milite pour une véritable égalité des sexes dans tous les domaines. Toutefois celle-ci ne pourra jamais exister dans les fonctions sexuelles : l’homme peut avoir des enfants jusqu’à 70 ans, la femme jusqu’à 45. La femme enfante, l’homme pas, et c’est à elle que revient la décision de conserver l’enfant. C’est donc une égalité dans le respect de la différence.

Frydman conclut ainsi : Qu’est-ce qu’une femme? La moitié du ciel. Une énigme. Celle qui peut concilier plusieurs vies et mener de front le travail et la maternité ».

Pourquoi le féminisme est-il encore nécessaire : parce contrairement à ce que beaucoup pensent, l’égalité hommes-femmes n’est pas chose faite, en dépit des progrès indéniables…

Quelques chiffres à l’appui1

  1. Le revenu d’emploi annuel des femmes travaillant à temps plein correspond à 79 % de celui des hommes (40 000 versus 51 000).
  2. Les femmes représentent 60 % des salariés travaillant au salaire minimum.
  3. Elles représentent les deux tiers de la main-d’œuvre à temps partiel… donc précarité.
  4. Elles se retirent encore davantage que les hommes pour prendre soin des enfants, ce qui peut nuire à l’avancement de carrière (femmes s’absentent 74 heures/année, hommes 18 heures/année).
  5. Le travail ménager : l’écart s’amenuise chez les jeunes. Il y a 25 ans, les femmes faisaient 72 minutes de plus que les hommes en tâches domestiques, cet écart n’est plus que de 24 minutes chez les 20 à 29 ans2 . Si les hommes plus âgés s’impliquent moins, c’est peut-être dû au fait que l’organisation de la sphère privée est encore entre les mains des femmes (« Tu ne me l’avais pas demandé… »).
  6. Elles s’occupent plus que les hommes des soins aux proches âgés.

Autre signe d’inégalité inquiétant : il suffit de penser à l’hypersexualisation des jeunes filles. À l’argument de la sacro-sainte liberté individuelle qui rend supposément acceptable la transformation du corps des femmes en objet! Une statistique inquiétante : 40 % des filles au secondaire sont insatisfaites de leur image corporelle.

Comment vous convaincre qu’il faut encore s’intéresser aux iniquités hommes-femmes?

Une bonne stratégie : parler d’histoire pour qu’ils apprécient le chemin parcouru et les avancées en matière d’égalité. L’écrivain allemand Goethe disait : « Qui ne comprend pas son passé, est condamné à le reproduire ».

Exemple : les femmes mariées ont obtenu le statut de personne juridique en 1961… que jusque-là, leur signature ne valait rien, leur mari devait signer à leur place!!! Pour un simple contrat… bail…

Un domaine que je connais bien, les médias

Il y a 30 ans, très peu de femmes à l’écran. Homme grisonnant = crédibilité.

  • Des modèles : Judith Jasmin, Madeleine Poulin – des femmes sans enfants qui se consacraient entièrement à leur carrière, un autre choix n’aurait pas été possible.
  • Commentaire très paternaliste de mon patron : S.V.P., ne te montre pas.
  • Les patrons ont compris que, pour que la télé ressemble un tant soit peu la société, il fallait quelques femmes. Aujourd’hui, sans doute un peu plus de femmes que d’hommes à l’écran… Elles ont des enfants, prennent un an de congé de maternité. Il manque encore de femmes dans les lieux décisionnels dans les médias.

Voilà pour le monde dans lequel j’ai évolué. Le vôtre, celui du droit a aussi pas mal changé :

  • les femmes ont obtenu le droit de la pratique juridique en 19413 ;
  • Jeanne-d’Arc Lemay (Warren) devient la première femme admise au Barreau du Québec en 19464 ;
  • Thérèse Lemay est nommée la première femme juge au Québec, à la cour municipale de Saint-Georges, en 19615 ;
  • en 1987, Claire L’Heureux-Dubé, première Québécoise nommée à la Cour suprême du Canada6 .

Elle en a beaucoup fait pour l’avancement du droit des femmes :

  • en éclaircissement la notion du consentement dans le cas d’agressions sexuelles;
  • en balisant le droit des agresseurs d’étaler, en cour, la vie privée des femmes violées.

Ce fut véritablement une pionnière qui a fait des vagues et a dû défendre le féminisme comme n’étant pas le mépris du sexe masculin : « Non… moi, je les aime bien les hommes. »

Le Barreau du Québec, qui compte 24 000 membres, est le plus féminisé en Amérique du Nord avec 49 % de femmes.

C’est presque la parité : 49 % des femmes (11 800). Une bonne majorité (60 %) des avocates ont au minimum 10 ans de pratique.

On est loin toutefois de la parité chez les associés dans les cabinets privés (20 % de femmes). De plus, il existe toujours un écart salarial important entre les avocates et les avocats7.

La moitié des hommes, mais seulement le tiers des femmes avocates, exercent en pratique privée. Le projet Justicia montre que vous aussi, vous êtes féministes : 23 cabinets d’avocats comptant plus de 2 500 avocats partout au Québec tentent de favoriser, pour la promotion de la rétention et de l’avancement, des femmes avocates.

Autre élément préoccupant : le taux d’abandon élevé des avocates après 5 ans de pratique. Certainement, un indicateur des difficultés qu’elles rencontrent.

Femmes dans la magistrature

Il faut reconnaître que des efforts sont faits

La place des femmes a connu une progression importante à la Cour du Québec. En 2011 et 2010, 21 femmes et 15 hommes ont été nommés juges, comparativement à 2 femmes sur 12 en 20038.

  • Mais les femmes n’occupent que le tiers des postes de juges nommés par le gouvernement du Québec (2011).
  • Seulement 15 des 87 juges des cours municipales sont des femmes9.

Là-dessus, le Conseil a recommandé au gouvernement de sensibiliser les juges dans les comités de sélection.

Dans bien d’autres domaines, le féminisme est encore nécessaire.

Aucune raison que les femmes ne soient pas représentées équitablement dans les lieux de pouvoir. Nous formons 50 % de la population…

  • À l’Assemblée nationale du Québec, il y a 30 % de femmes députées (loin devant la France, mais derrière 24 autres : Pays-Bas, Allemagne…)
  • 16 % de mairesses, seulement.
  • Dans les conseils d’administration de l’entreprise privée au Québec, parmi les 100 plus importantes : 16 % de femmes, seulement. Une progression à pas de tortue. Contrairement au secteur public, où l’imposition de quotas dans 22 sociétés d’État a permis d’atteindre la parité dans les C. A.

Pourquoi veut-on plus de femmes partout?

Prenons les avocats : vous détenez un pouvoir fondamental dans la définition et l’adaptation de l’encadrement juridique de la société.

Il est plus que nécessaire que des femmes juristes participent aux grandes causes qui façonnent nos lois.

Exemple : la prostitution. Question difficile sur laquelle le Conseil se penche en ce moment. Une juge ontarienne a conclu que plusieurs articles du Code criminel criminalisant les prostituées étaient inconstitutionnels, en invoquant le droit à la sécurité de ces femmes, garanti par les chartes. Ce jugement en appel fait beaucoup de vagues, car on est confronté ici aux droits individuels de certaines prostituées, versus l’exploitation sexuelle de beaucoup d’autres.

Si on retourne à l’histoire, plusieurs exemples nous viennent à l’esprit, que ce soit : la décriminalisation de l’avortement, le harcèlement sexuel, l’interdiction de pratiques discriminatoires durant la grossesse, la reconnaissance du syndrome de la femme battue (Claire L’Heureux-Dubé). Les tribunaux sont venus à la rescousse des femmes qui étaient victimes de discrimination systémique.

Éduquées

Ces écarts hommes-femmes dans les lieux de pouvoir doivent être combattus, car les femmes sont aujourd’hui éduquées, compétentes…. Bref, il y a un bassin de recrues possibles.

Aux études supérieures, les femmes représentent :

  • 52 % des diplômés de maîtrise en 201010.

Compétentes

Après avoir observé dans le temps les compagnies du palmarès Fortune 500, Catalyst a, elle aussi, montré une corrélation positive entre la proportion de femmes siégeant au C. A. d’une compagnie et ses performances financières

Donc, embaucher des femmes serait même rentable, pas seulement juste équitable. Certains mettent en cause la méthodologie de telles études, car plusieurs facteurs difficiles à scinder jouent dans la rentabilité d’une compagnie.

La sous-représentation des femmes est due à plusieurs facteurs

La culture dominante dans les lieux de pouvoir ne tient pas compte des obligations familiales. Plusieurs hypothèses, théories, circulent :

  • heures de travail irrégulières;
  • réunions de travail et activités sociales très tôt le matin ou en soirée exigent une grande disponibilité;
  • phénomène des old boys clubs

Stéréotypes et préjugés

Ils prennent leur ancrage au sein même des familles

  • influent sur les choix de carrière des filles et des garçons,
  • nuisent au plein accès des femmes au travail et à la vie publique

C’est là qu’il faut travailler à mon avis : insidieux… Rôle des parents… Ne pas reproduire ses stéréotypes par des petites phrases (t’es belle, t’es fort)…

Un sondage Angus Reid, mené en août 2011 auprès d’un millier de jeunes Canadiens de 12 à 17 ans, révèle que 96 % des répondants pensent que les filles devraient avoir les mêmes possibilités et les mêmes droits que les garçons afin de faire leurs propres choix de vie.

Là où ça se gâte, c’est que 31 % des jeunes hommes canadiens croient que le rôle le plus important de la femme est de prendre soin de la maison et de cuisiner pour sa famille. Et 48 % d’entre eux estiment que les hommes devraient être responsables de gagner un revenu pour faire vivre la famille. Ce sont les jeunes Québécois qui sont le plus en accord (53 %) avec cet énoncé. Enfin, 45 % des jeunes Canadiens (32 % des Québécois) sont d’accord avec l’idée que pour être un homme, il faut être dur (tough). Bref, les stéréotypes sexuels ont la couenne dure, malgré des décennies de travail.

Discrimination systémique

Il s’agit d’une forme de sexisme qui n’est pas volontaire, mais qui se reproduit, par exemple, dans les processus de sélection et dans les comités de sélection de façon inconsciente… Par exemple : les critères… Certains ne retiennent que les candidats qui ont déjà été PDG d’entreprise… Or beaucoup moins de femmes que d’hommes ont dirigé une entreprise… Exemple : magistrature.

Étude de Catalyst, février 2010

Une étude qui m’a vraiment frappée, car je suis de celles qui constatent parfois que nous manquons de confiance en nous – ou d’assurance – ou de capacité de se vanter – nous les femmes.

  • Barrières individuelles.
  • Suivi du parcours de + de 4 000 personnes diplômées des deux sexes de programmes de MBA de 26 écoles de gestion des États-Unis, du Canada, de l’Europe et de l’Asie.
  • Seules les personnes diplômées sans enfants et ayant le projet de devenir PDG ont été sondées. Impossible d’attribuer les différences de cheminement au manque d’ambition des femmes ou à leurs charges plus lourdes dans la famille.

Résultats :

  • à leur premier emploi, les hommes ont raflé des postes de cadre en pourcentage plus élevé;
  • le salaire moyen des femmes était de 4 600 $ US inférieur à celui des hommes;
  • parmi ceux qui, par la suite, ont bougé :
    • 24 % des hommes se sont retrouvés à la haute direction, contre 12 % des femmes.
  • Conclusion : « Cessez de croire que les stéréotypes et les préjugés dans la dotation des postes ont disparu. Faites vos choix sur la base des compétences et non des présomptions. » Les organisations doivent faire un examen approfondi de leurs pratiques de dotation. Embaucher selon le potentiel, ou compétences passées.
  • Faux de croire que les femmes ont moins d’ambition ou négotient mal leur salaire (mythe : prise de risque).

Conciliation travail-famille

Les femmes ont une plus lourde tâche domestique et familiale à assumer.

Poids de la maternité et charge des enfants, plus souvent sur les épaules de la mère.

Femmes moins susceptibles que les hommes d’obtenir des promotions. Une étude québécoise (Brière et Rinfret, 2010)11 énumère les facteurs liés à la conciliation des temps sociaux pour expliquer qu’elles :

  • interrompent leur carrière pour accoucher et avoir soin des jeunes enfants;
  • travaillent à temps partiel pour s’occuper de leurs parents et beaux-parents vieillissants;
  • quittent leur emploi salarié en espérant jouir d’une plus grande liberté pour concilier le travail et la famille. Elles deviennent alors travailleuses autonomes ou consultantes, pas forcément plus libres.

L’auteure américaine, Linda Wirth, affirme12 : « Si les femmes sont les seules à demander des aménagements pour faciliter la conciliation travail-famille, elles seront désavantagées par rapport aux hommes puisqu’elles seront perçues comme moins dévouées à leur travail. »

C’est un des endroits où les jeunes hommes sont des partenaires inestimables, car ils demandent de plus en plus de partager les congés parentaux, ce qui contribue à changer les mentalités :

  • 56 % des pères admissibles ont présenté une demande en 2006, 76 % en 2009 (+ 36 %!, source : RQAP);
  • on s’est inspiré de la Suède dont 2 mois/16 doivent obligatoirement être pris par le père.

Conclusion

Donc, NON le féminisme n’est pas dépassé!

Si vous êtes contre la discrimination basée sur le sexe, si vous croyez qu’hommes et femmes doivent partager à la fois le pouvoir et les travaux ménagers, si vous pensez que les femmes doivent avoir des salaires équitables par rapport aux hommes, si vous voulez que les femmes ne soient plus victimes de violence,

Eh bien, c’est simple, vous, MESDAMES ET MESSIEURS, êtes féministes!

Sur un ton plus humoristique : pourquoi les hommes devraient-ils être convaincus que les féministes les aiment?

  • Parce que nous voulons que vous jouiez votre rôle dans l’éducation des enfants, nous avons donc confiance en vos capacités de père
  • Parce que la plupart des féministes vivent avec des hommes et les aiment. Être indépendante ne veut pas dire haïr les hommes!
  • Les féministes savent qu’elles ne peuvent se libérer totalement si les hommes ne se libèrent pas eux aussi des stéréotypes et des rôles qu’on leur attribue.
  • Les féministes ne feraient pas campagne contre la violence envers les femmes si elles croyaient que les hommes étaient naturellement violents et qu’il n’y avait rien à faire. Au contraire, nous croyons qu’il y a de l’espoir.

Glossaire

  1. Conseil du statut de la femme, Portrait des femmes en 8 temps, à paraître en mars 2012
  2. Ibid.
  3. Conseil du statut de la femme, La constante progression des femmes, édition 2011, p. 22.
  4. Conseil du statut de la femme et YWCA de Québec, Hommage aux femmes : sur la ligne du temps à Québec… 400 ans, 400 femmes, 2008.
  5. Conseil du statut de la femme, op. cit., p. 14.
  6. Ibid., p. 15.
  7. Le Journal – Barreau du Québec, « Journée de la femme : le rôle des avocates dans la profession », avril 2011.
  8. « La parité, une bataille quasi gagnée », Gilbert Lavoie, Cyberpresse, 9 janvier 2012.
  9. Compilation-maison, 23 novembre 2011.
  10. Conseil du statut de la femme, Portrait des femmes en 8 temps, à paraître en mars 2012.
  11. Sophie BRIÈRE et Natalie RINFRET. « La réalité des femmes sur les conseils d’administration suite à l’adoption de la Loi québécoise sur la gouvernance des sociétés d’État : obstacles et accès », La Revue de l’innovation : la Revue de l’innovation dans le secteur public, vol. 15, no 1, 2010, 29 p.
  12. Linda WIRTH, « Women in Management : Closer to Breaking Through the Glass Ceiling », dans Martha FETHEROLF LOUTFI (dir.), Women, Gender and Work: What is Equality and How Do we Get there?, Genève, Bureau international du travail, Genève, 2002.