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Place à l'égalité
entre les femmes et les hommes

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Actualité | lundi 17 novembre 2014

Une femme à la tête de l’OIF : de bon augure pour les femmes de la Francophonie

Pour la première fois de l’histoire, une femme pourrait accéder au poste prestigieux de Secrétaire général de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). En effet, la Québécoise Michaëlle Jean, ancienne gouverneure générale du Canada, qui œuvre aujourd’hui dans son pays natal en tant qu’envoyée spéciale de l’UNESCO pour Haïti, est la seule femme à présenter sa candidature pour cette fonction, avec cinq hommes. Si elle est élue, en plus de devenir la première femme à occuper ce poste, elle serait aussi la première personne du continent américain à diriger l’organisation. Les deux secrétaires généraux précédents étaient des hommes africains : Boutros Boutros-Ghali (Égypte) et Abdou Diouf (Sénégal).

La ou le successeur du secrétaire général de l’OIF sera connu au terme des travaux du Sommet de la francophonie, qui se tiendra à Dakar au Sénégal les 28 et 29 novembre prochain. Cette rencontre revêt cette année une importance particulière pour les femmes puisque c’est sous le thème « Femmes et jeunes en Francophonie : vecteurs de paix, acteurs du développement » que les 77 États membres de l’organisation axeront leurs discussions.

Par ailleurs, à l’invitation du Centre d’étude et de coopération internationale (CECI), une représentante du Conseil du statut de la femme participe cette semaine à un colloque organisé par l’Observatoire national de la Parité du Sénégal, qui a pour but de mobiliser et de soutenir les femmes africaines qui occupent des postes de pouvoir en prévision du prochain Sommet de la francophonie.

La présidente du Conseil du statut de la femme, Mme Julie Miville-Dechêne, croit que l’élection de Mme Jean marquerait un tournant historique et une étape importante dans les efforts de l’OIF pour faire progresser l’égalité des sexes, notamment en Afrique, un continent où les femmes produisent 90 % des denrées alimentaires, mais où elles sont rarement propriétaires des terre. Leur travail demeure invisible, car elles occupent souvent des postes peu qualifiées, ou alors elles œuvrent dans le réseau de l’emploi informel, et ce, dans des conditions de travail difficiles.