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Logo du Conseil du statut de la femme

Les présidentes depuis 1973

Depuis la création du Conseil du statut de la femme, chacune de ses présidentes a donné une teinte particulière à l’action du Conseil durant les années de son mandat, et ce, toujours dans un objectif d’atteinte de l’égalité entre les sexes.

Photographie de Julie Miville-Dechêne.

Mme Julie Miville-Dechêne – 2011 à 2016

Tout au long de son mandat, Mme Julie Miville-Dechêne a assuré une grande visibilité aux positions du Conseil en prenant la parole régulièrement dans les médias et sur les médias sociaux, mais également en priorisant la sensibilisation de nouveaux publics, notamment les jeunes. Elle est l’instigatrice d’une tournée dans les cégeps du Québec sur les rapports amoureux égalitaires et l’influence des stéréotypes. Sensible à vouloir donner une voix aux femmes de divers horizons, les dix avis publiés sous sa gouverne réservent une large place aux témoignages des femmes sur le terrain. Ces avis ont porté notamment sur la prostitution, les femmes dans l’industrie de la construction, les violences liées à l’honneur, la protection des conjoints de fait, le congé parental, les femmes en politique et la maternité pour autrui.

Mme Christiane Pelchat – 2006 à 2011

Mme Christiane Pelchat donne une portée juridique aux travaux du Conseil. L’avis Droit à l’égalité entre les femmes et les hommes et liberté religieuse est à l’origine d’une modification à la Charte des droits et libertés de la personne pour y consacrer l’égalité entre les femmes et les hommes. L’avis Affirmer la laïcité, un pas de plus vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes pose également un jalon important dans le débat public. Sous sa gouverne, le Conseil défend la Loi sur l’équité salariale, le système de santé, surveille la politique d’immigration et revendique une politique macro-économique pour diminuer les inégalités sexuelles. L’organisme s’attaquera aussi à l’implantation d’un ticket modérateur en santé, à l’abolition de la rente de veuve, à l’hypersexualisation, aux stéréotypes, à la polygamie, à la violence envers les femmes et à leur sécurité économique.

Photographie de Diane Lavallée présidente de 1999 à 2006.

Mme Diane Lavallée – 1999 à 2006

Le mandat de Mme Diane Lavallée est marqué par des réflexions et des réalisations importantes et inédites, notamment une recherche exhaustive sur la prostitution ainsi que l’organisation du colloque Diversité de foi, égalité de droits portant sur le pluralisme religieux à l’égard du respect des droits des femmes. Mandaté par la ministre, le Conseil prépare également l’avis Vers un nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes, lequel sert de document de consultation lors d’une commission parlementaire et conduit le gouvernement à adopter en 2007 une politique sur l’égalité entre les femmes et les hommes.

Photographie de Diane Lemieux présidente de 1995 à 1998.

Mme Diane Lemieux – 1995 à 1998

Mme Diane Lemieux réagit avec instinct à l’actualité qui façonne son mandat. L’accès des femmes à l’emploi guidera l’intervention du Conseil sous sa présidence. Par exemple, elle répond aux réformes qui ont suivi le Sommet sur l’économie et l’emploi en publiant, entre autres, une déclaration intitulée Repartir du bon pied avec 3,7 millions de femmes, laquelle propose différents moyens concrets de favoriser l’intégration des femmes au marché du travail. Poursuivant une réflexion amorcée deux ans plus tôt, lors du débat du hijab à l’école, le Conseil dépose également l’avis Droit des femmes et diversité, lequel recommande de faire primer l’accès égal des filles à l’instruction publique.

photographie de Marie Lavigne présidente de 1988 à 1995.

Mme Marie Lavigne – 1988 à 1995

Mme Marie Lavigne amène le Conseil à tisser de nouvelles alliances, à accroître son partenariat avec les groupes de femmes et à resserrer les liens avec les groupes qui le nourrissent de leurs expériences multiples. Sous sa présidence, le Conseil prend position sur l’équité en emploi en sensibilisant les milieux concernés quant aux problèmes de rémunération et de ségrégation professionnelle auxquels font face les travailleuses. De plus, il produit seize portraits socio-économiques régionaux ainsi que des avis importants, notamment Horizon 2000 qui porte sur les orientations gouvernementales à retenir en matière de condition féminine pour la décennie à venir.

photographie de madame Francine C. McKenzie présidente 1984 à 1988.

Mme Francine C.McKenzie – 1984 à 1988

Mme Francine C. McKenzie porte une attention particulière aux nouvelles technologies de la reproduction. La connaissance approfondie du sujet, acquise grâce aux études préalablement effectuées, permet au Conseil d’amorcer et de soutenir un large débat sur la problématique de l’intégrité de la maternité et du contrôle de la fécondité dans les milieux directement concernés du droit, de l’éthique, de la médecine et de la biologie. Le point culminant de cette intervention du Conseil est le Forum international sur les nouvelles technologies de la reproduction, dont les actes sont publiés dans un ouvrage intitulé Sortir la maternité du laboratoire.

Mme Claire Bonenfant – 1978 à 1984

photographie de Claire Bonenfant présidente 1978 à 1984.

Mme Claire Bonenfant donne la priorité à la conquête de l’autonomie économique des femmes et à l’intensification des liens entre le Conseil et les groupes de femmes. À cette fin, elle ouvre des bureaux du Conseil sur tout le territoire québécois et crée un magazine féministe attrayant et gratuit comprenant des chroniques, des dossiers et des articles d’intérêt général, c’est-à-dire la Gazette des femmes. Elle entreprend la tenue d’un forum pour discuter de la condition économique des femmes, soit Les femmes : une force économique insoupçonnée, lequel réunit plus de 1 000 femmes autour de son thème.

photographie de Laurette Champigny-Robillard.

Mme Laurette Champigny-Robillard – 1973 à 1978

Mme Laurette Champigny-Robillard contribue à la création du Conseil et en devient la première présidente. Outre la construction de l’organisme sur des bases solides, elle laisse en héritage le rapport Pour les Québécoises : égalité et indépendance. Ce document fondateur de la politique québécoise de la condition féminine regroupe plus de 300 recommandations qui reposent sur l’analyse approfondie des conditions de vie des femmes.

Pour l’ensemble des contributions de chacune des présidentes du Conseil du statut de la femme, consultez 40 ans de présence et d’action – À travers l’oeuvre de ses présidentes.