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Historique et présidentes

Les origines du Conseil du statut de la femme


La création du Conseil du statut de la femme s’inscrit dans la continuité des actions que les femmes mènent depuis de nombreuses années pour la reconnaissance de leurs droits.

En 1967, le gouvernement fédéral met sur pied la Commission royale d’enquête sur la situation de la femme au Canada, la Commission Bird. La Fédération des femmes du Québec (FFQ), entre autres, participe aux travaux de cette commission et transmet au gouvernement du Québec l’une des principales recommandations du rapport, soit la constitution d’un « Office de la femme ». En 1971, la FFQ est invitée à participer à un comité chargé de préparer des recommandations pour le Conseil des ministres concernant la création d’un tel organisme.

Le 12 décembre 1972, Mme Marie-Claire Kirkland, ministre des Affaires culturelles et seule femme membre de l’Assemblée nationale, dépose le projet de loi no 63, Loi sur le Conseil du statut de la femme, qui n’est cependant pas adopté durant la session parlementaire en cours.

Le projet de loi, déposé de nouveau l’année suivante par le ministre de l’Éducation, M. François Cloutier, est adopté à l’unanimité le 6 juillet 1973. Paradoxalement, lors de l’adoption de la Loi sur le Conseil du statut de la femme, aucune femme ne siégeait au Parlement québécois, la marraine du projet de loi ayant démissionné en février 1973. Le premier ministre nomme alors M. Fernand Lalonde, ministre d’État au Conseil exécutif, comme ministre responsable du Conseil du statut de la femme.

Le 28 septembre de la même année, le gouvernement nomme la première présidente du Conseil du statut de la femme, Mme Laurette Champigny-Robillard.

Pour connaitre les réalisations du Conseil, ses prises de position sur un grand nombre de sujets, et les contributions de chacune de ses présidentes, consultez les ouvrages suivants :

Les présidentes

Photographie d'Eva Ottawa.

Mme Eva Ottawa – Septembre 2016 à janvier 2017
Première présidente autochtone, Mme Eva Ottawa s’est engagée dans la défense des enjeux touchant les femmes autochtones, s’intéressant particulièrement à la question des violences envers les femmes et les filles. Souhaitant créer des ponts entre les nations autochtones et québécoises, elle a développé divers partenariats, notamment avec les centres d’amitié autochtones, l’Assemblée des Premières Nations du Québec et du Labrador et l’organisme Femmes Autochtones du Québec. Pour Eva Ottawa, l’éducation à l’égalité, la lutte aux stéréotypes et l’intégration d’une perspective intersectionnelle constituaient des actions prioritaires pour contrer les obstacles à l’égalité.


Photographie de Julie Miville-Dechêne.

Mme Julie Miville-Dechêne – 2011 à 2016
Tout au long de son mandat, Mme Julie Miville-Dechêne a assuré une grande visibilité aux positions du Conseil en prenant la parole régulièrement dans les médias et sur les médias sociaux, mais également en priorisant la sensibilisation de nouveaux publics, notamment les jeunes. Elle est l’instigatrice d’une tournée dans les cégeps du Québec sur les rapports amoureux égalitaires et l’influence des stéréotypes. Sensible à vouloir donner une voix aux femmes de divers horizons, les avis publiés sous sa gouverne réservent une large place aux témoignages des femmes sur le terrain. Ces avis ont porté notamment sur la prostitution, les femmes dans l’industrie de la construction, les violences liées à l’honneur, la protection des conjoints de fait, le congé parental, les femmes en politique et la maternité pour autrui.


Photographie de Christiane Pelchat.

Mme Christiane Pelchat – 2006 à 2011
Mme Christiane Pelchat donne une portée juridique aux travaux du Conseil. L’avis Droit à l’égalité entre les femmes et les hommes et liberté religieuse est à l’origine d’une modification à la Charte des droits et libertés de la personne pour y consacrer l’égalité entre les femmes et les hommes. L’avis Affirmer la laïcité, un pas de plus vers l’égalité réelle entre les femmes et les hommes pose également un jalon important dans le débat public. Sous sa gouverne, le Conseil défend la Loi sur l’équité salariale, le système de santé, surveille la politique d’immigration et revendique une politique macro-économique pour diminuer les inégalités sexuelles. L’organisme travaille aussi à l’implantation d’un ticket modérateur en santé, à l’abolition de la rente de veuve, à l’hypersexualisation, aux stéréotypes, à la polygamie, à la violence envers les femmes et à leur sécurité économique.


Photographie de Diane Lavallee.

Mme Diane Lavallée – 1999 à 2006
Le mandat de Mme Diane Lavallée est marqué par des réflexions et des réalisations importantes et inédites, notamment une recherche exhaustive sur la prostitution ainsi que l’organisation du colloque Diversité de foi, égalité de droits portant sur le pluralisme religieux à l’égard du respect des droits des femmes. Mandaté par la ministre, le Conseil prépare également l’avis Vers un nouveau contrat social pour l’égalité entre les femmes et les hommes, lequel sert de document de consultation lors d’une commission parlementaire et conduit le gouvernement à adopter en 2007 une politique sur l’égalité entre les femmes et les hommes.


Photographie de Diane Lemieux.

Mme Diane Lemieux – 1995 à 1998
Mme Diane Lemieux réagit avec instinct à l’actualité qui façonne son mandat. L’accès des femmes à l’emploi guidera l’intervention du Conseil sous sa présidence. Par exemple, elle répond aux réformes qui ont suivi le Sommet sur l’économie et l’emploi en publiant, entre autres, une déclaration intitulée Repartir du bon pied avec 3,7 millions de femmes, laquelle propose différents moyens concrets de favoriser l’intégration des femmes au marché du travail. Poursuivant une réflexion amorcée deux ans plus tôt, lors du débat du hijab à l’école, le Conseil dépose également l’avis Droit des femmes et diversité, lequel recommande de faire primer l’accès égal des filles à l’instruction publique.


Photographie de Marie Lavigne.

Mme Marie Lavigne – 1988 à 1995
Mme Marie Lavigne permet au Conseil de tisser de nouvelles alliances, à accroître son partenariat avec les groupes de femmes et à resserrer les liens avec les groupes qui le nourrissent de leurs expériences multiples. Sous sa présidence, le Conseil prend position sur l’équité en emploi en sensibilisant les milieux concernés quant aux problèmes de rémunération et de ségrégation professionnelle auxquels font face les travailleuses. De plus, il produit seize portraits socio-économiques régionaux ainsi que des avis importants, notamment Horizon 2000 qui porte sur les orientations gouvernementales à retenir en matière de condition féminine pour la décennie à venir.


Photographie de francine Mkenzie.

Mme Francine C. McKenzie – 1984 à 1988
Mme Francine C. McKenzie porte une attention particulière aux nouvelles technologies de la reproduction. La connaissance approfondie du sujet, acquise grâce aux études préalablement effectuées, permet au Conseil d’amorcer et de soutenir un large débat sur la problématique de l’intégrité de la maternité et du contrôle de la fécondité dans les milieux directement concernés du droit, de l’éthique, de la médecine et de la biologie. Le point culminant de cette intervention du Conseil est le Forum international sur les nouvelles technologies de la reproduction, dont les actes sont publiés dans un ouvrage intitulé Sortir la maternité du laboratoire.



Photographie de Claire Bonenfant.

Mme Claire Bonenfant – 1978 à 1984
Mme Claire Bonenfant donne la priorité à la conquête de l’autonomie économique des femmes et à l’intensification des liens entre le Conseil et les groupes de femmes. À cette fin, elle ouvre des bureaux du Conseil sur tout le territoire québécois et crée un magazine féministe attrayant et gratuit comprenant des chroniques, des dossiers et des articles d’intérêt général, c’est-à-dire la Gazette des femmes. Elle entreprend la tenue d’un forum pour discuter de la condition économique des femmes, soit « Les femmes : une force économique insoupçonnée », lequel réunit plus de 1 000 femmes autour de son thème.


Photographie de Laurette Robillard.

Mme Laurette Champigny-Robillard – 1973 à 1978
Mme Laurette Champigny-Robillard contribue à la création du Conseil et en devient la première présidente. Outre la construction de l’organisme sur des bases solides, elle laisse en héritage le rapport Pour les Québécoises : égalité et indépendance. Ce document fondateur de la politique québécoise de la condition féminine regroupe plus de 300 recommandations qui reposent sur l’analyse approfondie des conditions de vie des femmes.

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